Lors de sa première venue sur Terre, Jésus n’avait pas pour but de prendre la royauté, la gouvernance terrestre du monde ou d’Israël, même si beaucoup le reçurent comme tel. Alors que l’humanité L’humiliait et le maltraitait, ceux qui la représentaient, les soldats romains, lui remirent une couronne d’épine (Mt 27 : 29 ; Mc 15 : 17 ; Jn 19 : 2). Les trois Evangiles qui relatent ces faits emploient le même mot grec,
stephanos. En couronnant Jésus de la sorte, les hommes accomplissaient un geste de reconnaissance de Jésus Vainqueur. Il était couronné en tant que Vainqueur sur le péché et, par anticipation, sur la mort. Jésus, dans son ultime combat intime avant d’accomplir son sacrifice, avait accepté la volonté de Son Père : « que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Mt 26 : 42 et 44 ; Mc 14 : 36 ; Lc 22 : 42 ; Jn 12 : 28). C’est par cette victoire triomphante que la porte s’ouvrait, celle qui allait offrir un accès efficace auprès du Père (1 Co 16 : 9 ; Ep 2 : 18).
L’Antichrist voudra usurpé cette position glorieuse de vainqueur (Ap 6 : 2) mais tout a déjà été accompli à la croix (Jn 19 : 30). Dans la vision de l’apôtre Jean lors de Sa seconde venue Jésus n’est pas couronné de sept couronnes seulement (Ap 12 : 3) comme pour le dragon ou dix comme pour la bête, l’Antichrist, (Ap 13 : 1) mais de nombreuses couronnes royales (
diadema). Cela signifie que la puissance royale pour gouverner le monde est désormais et pour toujours entre Ses mains. « Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et Il régnera aux siècles des siècles » (Ap 11 : 15).
Dans le texte, il est écrit qu’« Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : ROI DES ROIS ET SEIGNEUR DES SEIGNEURS » (Ap 19:16). Nous avons là le titre divin identifiant le Christ-juge comme Dieu-juge [1]. Celui qui est la Parole incarnée est aussi « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ». L’apôtre Paul avait reconnu préalablement que ces deux qualificatifs appartenaient à Jésus (1 Ti 6 : 15). Jésus n’est pas seulement le Roi des Juifs, il est aussi le Roi de l’univers. Le « temps des nations » prendra fin subitement, à l’instant même où ce Roi reviendra sur les nuées du ciel pour juger les nations. Ce titre de Roi des rois et Seigneur des seigneurs met en avant la souveraineté absolue de Christ sur tous les rois et seigneurs de la terre. Ils devront lui être soumis et ils auront tous, un jour, à lui rendre compte parce qu’Il est le Dieu véritable [2] et le Roi universel, le Prince des rois de la terre (Ap 1 : 5).
De tout temps, la convoitise des hommes n’a-t-elle pas été de désirer gouverner le monde ? Mais aucun aspirant n’a été en mesure d’exercer une autorité perpétuelle. Jésus seul remplira toutes les conditions requises pour cela ; sous son autorité, le monde expérimentera enfin un gouvernement où la justice et la paix règneront pendant 1000 ans.
Documents liés à celui-ci :